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Le nom des plantes en botanique

Les plantes ont en général deux noms dans leur dénomination savante (en latin), tout comme nous avons un nom et un prénom. Le premier est appelé genre, le second espèce. Ainsi par exemple Abies alba, (Abies est le nom de genre et alba indique l’espèce, en fait une épithète) ce qui donne, traduit en bon français, sapin blanc (remarquez que le nom de genre s’écrit avec une initiale en majuscule). Derrière le binôme se trouve un nom, généralement abrégé (en l’occurrence Mill.), il indique le nom du botaniste qui a décrit et dénommé la plante. Certaines plantes possèdent des synonymes ; sans trop entrer dans le détail, disons qu’un botaniste a dénommé une plante qui l’avait déjà été auparavant. Lorsqu’on s’en est aperçu, la ou les dénominations ont été classées en synonyme du nom valide. Les noms latins sont absolument indispensables car, contrairement aux noms communs ou vernaculaires, ils ne désignent qu’une seule plante et permettent une parfaite compréhension dans le monde entier, tout le monde utilisant la même dénomination. Simple à comprendre quand on sait que certaines plantes, les plus usitées, sont pourvues d’une quinzaine de noms et parfois plus, et cela uniquement en français, autant éventuellement dans quelques autres langues ; vous voyez d’ici le charabia, pas facile de savoir de quoi on « cause ». D’autre part, un nom vernaculaire désigne parfois, ou même souvent, plusieurs plantes différentes. Prenez bouton d’or : six plantes réparties en quatre genres et trois familles s’en réclament. Belle salade, non ? Et ce n’est pas le pire.


Ainsi donc, on connaît des genres et des espèces, mais aussi des familles. Une de ces familles peut englober plusieurs genres ou un seul. Au-dessus existent encore des échelons, nous le signalons simplement sans entrer dans le détail, le cours complet de classification des plantes n’est pas notre but ici. Par contre, il faut signaler qu’au-dessous des espèces, nous rencontrons des sous-espèces (ssp. ou subsp.), des variétés (var.), des convariétés (convar.), des subvariétés (subvar.), des formes (fo.) et des cultivars (par exemple Rosa ‘Gai Paris’), ces derniers s’écrivant avec des majuscules et sont encadrés d’apostrophes (‘’). A signaler enfin les hybrides, croisements entre deux (ou parfois plusieurs) genres ou espèces, signalés par le signe ×.


Les différentes recherches

Recherche sur nom

Entrez un nom latin, ou du moins le début du mot, cliquez sur « lancer la recherche » ; non seulement la plante que vous cherchez s’ouvre, toutes celles qui contiennent éventuellement les lettres que vous avez entrées dans la boîte apparaissent, les noms valides en noir gras, les synonymes en bistre italique gras. Prenons un exemple : vous voulez voir le genre Geranium, vous tapez le nom entier, pas de problème, tous les Geranium apparaissent ; par contre si vous tapez seulement gera, vous voyez apparaître de nombreux noms dans la liste ; rassurez-vous, il suffit de descendre un peu et voici les Geranium qui apparaissent. Peu d’intérêt ! m’a-t-on dit un jour ; oui mais vous voulez savoir combien de plantes ont comme nom spécifique le vocable chinens (de Chine) ? entre le chinensis et le chinense, il y en a bien plus de 100. Vous aurez remarqué, évidemment, que la boîte recherche sur nom est double, la deuxième partie, si vous l’activez, concerne les traductions (noms communs dans les sept langues). Les deux façons de recherche fonctionnent pareil que pour les noms latins.


Par famille

Faites votre choix, lancez la recherche, et voilà la liste demandée.


Par caractéristique

Aussi simple que le précédent, vous lancez la recherche sur la caractéristique qui vous intéresse. La rubrique appelle cependant quelques commentaires. Pour simplifier les choses, nous n’avons pas totalement suivi les botanistes, nous avons regroupé quelque peu. Ainsi, les spécialistes font la différence entre grand et petit arbre, nous nous contentons d’une seule appellation ; arbrisseaux et sous-arbrisseaux apparaissent aussi avec les arbustes ; souvent on appelle plante vivace une plante herbacée qui vit longtemps, plusieurs années, cet emploi est cependant un peu réducteur, un arbre est évidemment vivace mais pas herbacé, il est ligneux, disons que vivace est également utilisé dans le sens de pérenne, durable. Sous l’appellation plantes aquatiques, outre les plantes de rive et de marais, nous retrouvons aussi celles de lieux humides. Les plantes bulbeuses forment une importante catégorie dans le monde végétal surtout si, comme l’avons fait, on y inclut les rhizomateuses, celles à cormus ou bulbe solide, à bulbilles etc. Dans les herbes on retrouve donc les herbes proprement dites, mais aussi les céréales, les joncs, les bambous et, évidemment, les graminées. Les plantes protégées sont celles inscrites sur la liste CITES (Convention on International Trade in Endengered Species). D’autres le sont parfois au niveau de différents pays. Nous n’avons pas tenu compte de ces dernières. Plantes à bouquets comprend non seulement les fleurs fraîches dans les bouquets, mais également des feuilles, feuillages, herbes, fruits, etc., frais ou séchés, entrant dans les compositions florales. Dernière caractéristique qui nécessite un large commentaire, les plantes dangereuses ; parmi la longue liste certaines le sont vraiment, toxiques au point d’être mortelles pour l’imprudent qui les consomme, d’autres sont simplement allergènes, incommodantes sans plus. Cette importante rubrique recèle de nombreux mots guère utilisés dans la langue courante, nous avons donc estimé qu’un lexique de ces termes est indispensable à la bonne compréhension des textes ; la voici :

  • Allergène : substance provoquant une réaction allergique.
  • Asthénie : fatigue générale.
  • Ataxie : incoordination des mouvements avec conservation de la force musculaire, due à une atteinte du système nerveux central.
  • Bradycardie : lenteur du rythme cardiaque.
  • Céphalées : maux de tête violents et tenaces.
  • Collapsus : troubles aigus consécutifs à une brusque défaillance cardiaque ou respiratoire.
  • Cytolyse : destruction de la cellule.
  • Desquamation : exfoliation de l'épiderme.
  • Diurétique : qui augmente la sécrétion urinaire.
  • Dyspnée : trouble de la respiration accompagnant les affections respiratoires et cardiaques et certains accidents neurologiques.
  • Dystrophie : lésion d'un tissu due à une déficience de sa nutrition.
  • Emétique : qui provoque le vomissement.
  • Epileptiforme : qui ressemble à l'épilepsie.
  • Epistaxique : qui concerne les saignements de nez.
  • Erythème : rougeur.
  • Granulome : masse inflammatoire cutanée et arrondie due à une prolifération cellulaire.
  • Hématurie : présence de sang dans l'urine.
  • Hémolyse : destruction des globules rouges.
  • Hyperkératosie : épaississement, supérieur à la normale, de la cornée.
  • Hyperpigmentation : coloration supérieure à la normale.
  • Hypoglycémie : insuffisance du taux de glucose dans le sang.
  • Kératolytique : qui détruit la kératine.
  • Kératose : affection de la peau formant un épaississement de la couche cornée.
  • Lichen : dermatose prurigineuse caractérisée par de petites papules violacées, sèches et dures.
  • Mydriase : dilatation de la pupille.
  • Myosis : diminution du diamètre de la pupille.
  • Néphrite : atteinte inflammatoire du rein.
  • Oxalurie : présence d'oxalates dans l'urine.
  • Parasympathicomimétique : qui imite les effets du système nerveux parasympathique.
  • Photophobie : sensation pénible produite à la lumière.
  • Phototoxicité : sensibilité à la lumière, qui se limite aux régions exposées.
  • Photodermatose : réaction cutanée due à l'action répétée du rayonnement solaire sur la peau.
  • Phytophotodermatose : photodermatose après contact avec le principe toxique végétal.
  • Protéolytique : qui détruit une protéine.
  • Prurigineux : qui produit une démangeaison.
  • Tachycardie : accélération du rythme cardiaque.
  • Trismus : contracture des muscles masticateurs.
  • Vésicante : qui fait naître des ampoules sur la peau.

Les plantes que nous appelons dangereuses comportent des indications sur leur degré de toxicité : + toxique, ++ très toxique, +++ extrêmement toxique ; sans indication : peu toxique



Les planches philatéliques

La fascination qu’exercent plantes et fleurs sur l’homme se reflète dans les timbres par milliers ; quelques centaines sont reproduites, consultables par planches d’origines diverses ou par pays ; chaque timbre se retrouve évidemment dans la fiche de la plante.


Les anecdotes

Découvrez quelque 250 petites histoires, la plupart rattachées à une ou plusieurs plantes, d’autres à découvrir uniquement dans la rubrique ; bonne lecture !


Les origines

la deuxième partie du nom d’une plante, comme nous l’avons vu plus haut, est un adjectif faisant allusion à une certaine caractéristique (morphologie, couleur des feuilles ou de la fleur, propriété, emploi etc.), à une personne à laquelle a été dédié la plante, ou encore son origine ; c’est cette dernière qui nous intéresse ici, où quelque 1 400 termes sont expliqués. Généralement on trouve dans les livres derrière les noms d’espèces simplement le lieu (gallicus : de la Gaule, de France). Cela ne nous satisfaisait pas, nous voulions savoir plus. Certes, l’exemple cité plus haut est évident, chacun sait de quoi on parle, mais qu’en est-il d’un abasicus ? voyez et vous comprendrez. Pour la plupart de ces mots, les terminaisons indiquent leur genre grammatical : us masculin, a féminin, um neutre. Tous ces noms spécifiques (d’espèce) ne sont pas forcément rattachés à une plante, certains tout simplement parce qu’il ne s’en trouve pas parmi celles contenues dans notre base de données. Forcément, quand on sait qu’il existe près de 300 000 plantes recensées ! Dernière remarque : parfois le mot sensé indiquer l’origine ne correspond pas à la vraie origine (voir Prunus armeniaca).


Les fiches de plantes

Voilà le cœur de la base, la partie où l’on trouve les informations. Tout en haut on clique sur diaporama pour afficher les photos. Celles-ci peuvent être enregistrées sur votre disque dur et utilisées pour un usage privé ; il suffit d’un clic droit sur la souris, dans la boîte qui s’ouvre, choisir « enregistrer la photo sous ». Pour revenir dans la fiche, cliquez sur « Fiche détaillée ». Dessous à gauche le nom de la plante suivi du nom de l’auteur, à droite la famille ; au-dessous le ou les synonymes éventuels ; puis la ou les caractéristiques où figure souvent la taille du végétal, généralement maximale, pour les palmiers la taille du stipe (tronc) ; pour l’origine du genre ou de l’espèce, nous utilisons souvent les abréviations courantes : N = nord, S = sud, E = est, O = ouest, C = centre ou central. Plus bas les traductions, c’est-à-dire les noms communs ou vernaculaires dans les sept langues, certains en gras et surlignés, ce sont les termes les plus usités pour désigner le végétal dans cette langue. L’étymologie des noms de genre nécessite une petite remarque : les botanistes ont souvent gardé le nom vernaculaire latin, ce qui donne un commentaire du genre « nom latin du… » ; le nom latin est donc devenu le nom savant ou scientifique de la plante.

Bibliographie et remerciements

La mise en place d’une telle masse de données a nécessité la consultation de centaines d’ouvrages : livres, catalogues, revues, fiches techniques, sites informatiques etc., au point où un recensement des sources est pratiquement impossible. Néanmoins, les principaux supports doivent être cités mais, choix cornélien, dans quel ordre ? Commençons par la nomenclature et citons d’abord le « Zander », dictionnaire des noms de plantes en trois langues des Editions Ulmer, Paris et Stuttgart, qui passe pour l’ouvrage de référence aujourd’hui ; « Flora Europaea », de Cambridge University Press, Grande-Bretagne ; plusieurs autres flores de divers pays. « Le Bon Jardinier », ouvrage en trois volumes de La Maison Rustique, Paris, malheureusement épuisé, constitue une mine de renseignements de premier ordre concernant directement les plantes. Le « Grand Larousse encyclopédique » contient évidemment une somme colossale d’informations intéressant notre domaine. Grand merci aussi à Mme Josette Fabre et M. Claude Lafille qui ont rédigé la majeure partie des informations concernant les plantes dangereuses. Enfin, hommage à ces dizaines de jardins botaniques à travers le monde entier, aux manifestations horticoles et aux producteurs qui m’ont permis de réaliser les photos, toutes signées L. Vesper.

Copyright

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